Photo : Hervé Quéré

Membre de la Communauté de Communes du Yeun Elez

BOTMEUR, une rue qui lézarde entre les maisons où se mêlent les pierres de schiste et de granit, suspendue aux flancs d'un promontoire de la chaîne des Roc'h de l'Arrée, ouvrant depuis les terrasses de son camping sur le point de vue imprenable du marais du Yeun Elez, la porte de l'enfer, empruntée à un paysage du Donegal irlandais où roderait le chien noir, passeur des âmes.

BOTMEUR, c'est aussi 3 villages de caractère.

Bodkador, qui doit son nom au point culminant de la Bretagne qui le domine.
Balaneg Ber où les toits en genêt " balan " ont aujourd'hui disparu pour laisser la place aux maisons rénovées et fleuries avec goût.
Ti ar Yeun, " la maison du marais " est une île gagnée sur la tourbière, où les greniers laissent encore entrevoir les pains de " mouded ", la tourbe, combustible ancestral des paysans-maquignons-chiffoniers " pilhaouer " de l'Arrée en qui le voyageur anglais Cambry voyait, à la fin du XVIIème siècle les gens à l'esprit le plus vif et le plus subtil de Bretagne ".

Puit du Traon. Photo : Hervé Quéré

BOTMEUR, c'est encore la patrie de Fañch Abgrall, le barde de l'Arrée, l'alouette
" an alc'hweder " disparu à 24 ans, dont la tombe toujours fleurie témoigne de la reconnaissance de la population dans ces poèmes où la sonorité cristalline des ruisseaux secrets, traduit la dureté de la vie sur cette terre ingrate où beauté et mélancolie affleurent.

BOTMEUR, c'est aujourd'hui une démographie en hausse, une population accueillante et rajeunie, des possibilités de randonnée, d'hébergement, de sorties guidées au clair de lune, et avec un peu de chance la musique d' Are Saound Sistem, le groupe local, inventeur de la " Ragga Breizh Atitude " au nouveau pub du Yeun Elez.